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mercredi 9 janvier 2008

Staying for good...or not?

Nous tournons en rond avec cette question. Allons-nous rentrer en France ou pas? Si oui quand et comment?

Prenons le probleme a l’envers: puisque nous sommes heureux ici (tres bonne qualite de vie, bon groupe d’amis, environnement agreable pour elever des enfants), quelles seraient les consequences que nous devrions assumer?


1 – Les vacances en France: avec des enfants, nous pourrions au mieux rentrer en France tous les 2 ans. Deja cette annee nous ne pouvons pas rentrer (nous n’avons pas encore ose l’annoncer a nos familles, ca va etre le drame…) Et encore, cela veut dire passer toutes nos economies dans ces satanes billets d’avion… Un aller retour coute environ $2500 (1250 euros), a multiplier par 3 pour l’instant et sans doute plus ensuite.

2 – Les voyages: si nous restons ici, nous n’aurons ni l’argent ni les vacances (4 semaines de conges payes ici) pour voyager. Et puis on est loin de tout a part l’Australie et les quelques iles du Pacifique qui sont accessibles a des prix tellement exhorbitants que nous n’y sommes alles que 2 fois en 6 ans. Les voyages me manquent enormement et j’ai toujours pense que je voyagerais avec mes enfants.

3 – Les 2 familles: rester ca veut dire faire notre vie sans eux. Oui il y a la webcam et le telephone mais sincerement cela signifie elever nos enfants sans qu’ils connaissent vraiment leurs cousins, oncles, tantes et grand-parents. Ca nous fait mal au coeur rien que d’y penser. Puis nos parents ne rajeunissent pas…

4 – La langue: en regardant autour de nous plusieurs couples etrangers qui ont eleves leurs enfants ici, nous prenons conscience que le francais deviendra la seconde langue de nos enfants et surtout qu’ils ne la maitriseront pas bien. Il n’y a pas d’ecole francaise ici.

5 - L’ecole: ne commence qu’a 5 ans ici donc un cout enorme de garde d’enfants par rapport a la maternelle gratuite en France. Les ecoles publiques ont tres mauvaise reputation et les ecoles privees coutent cher et ne sont pas mixtes au niveau social, ce qui me chagrine beaucoup.

6 – Les prestations sociales: pas de secu (nous avons une mutuelle privee pas terrible et assez chere), pas de conges de maternite (je ne pense pas que nous pourrions nous permettre d’avoir les 3 enfants dont nous revons si nous restons ici), pas de rabattement d’impots lorsqu’on a des enfants, la liste comparative est tres longue.

Tristement, si nous devenions millionaires, tous ces problemes deviendraient secondaires: nous pourrions rentrer en France une fois par an, voyager ailleurs egalement, voire faire venir notre famille a nos frais, payer des ecoles privees...

Bon et bien il ne me reste plus qu’a aller acheter mon billet de loto :-)
Demain je fais le poste inverse!

cartoon from www.weblogcartoons.com

Cartoon by Dave Walker. Find more cartoons you can freely re-use on your blog at We Blog Cartoons.

lundi 10 décembre 2007

Fake Christmas


When you live in the southern hemisphere and you grew up in the northern one, there are plenty of good reasons to want to celebrate Christmas in June rather than in December:

As Sophie pointed out, the whole thing seems a bit ridiculous.
I find it absurd to see these Santa Claus heavily sweating under their thick red and white costumes. But Santa in togs and sunglasses is not really Santa either.

Who feels like eating stuffed turkey when it’s 28 degrees outside? Same applies to mulled wine.

It gets dark too late to see the Christmas decorations. Admittedly the reason why no one really bothers…

What is the point of buying and decorating a Christmas tree when you spend most of your time at the beach or having barbeques outside?

Personally I love Christmas. It brings me back to childhood. I love the traditions, the colours and the build up before the big day but down here despite some respectable efforts my heart just isn't into it.

In the northern hemisphere, Christmas is a nice break in the middle of a long, cold and grey winter. Here it’s summer, the long holidays and Christmas at the same time. Not much to look forward to once it’s over.

And this creepy Santa stuck every year on Queen Street withhis winking eye; moving his finger as if to say: "come to me little children". I might have a twisted mind but he just reminds me of a paedophile each time I set eyes on him…

Anyway I have started lobbying in favour of a change of date…I’ll keep you posted!

mercredi 14 novembre 2007

Freedom


Our house

Ce matin alors que j'etais bloquee sur l'autoroute j'ai remarque un bus allant dans l'autre sens qui affichait la direction Wellington. Ma premiere pensee fut de me demander qui pouvait bien passer 9h dans un bus pour aller a Wellington plutot que de prendre l'avion, peu cher depuis l'arrivee sur le marche domestique de Quantas et Pacific Blue face a Air New Zealand. Ma seconde immediate pensee fut de me dire que j'aimerais pouvoir avoir la liberte de decider un matin de ne pas aller au travail mais d'aller a l'arret InterCity bus en face de mon bureau et de sauter dans le premier bus venu, pour partir a l'aventure. Bon pour etre franche je doute que je le ferais si je le pouvais. Mais la n'est pas le probleme. C'est de savoir que je ne peux pas le faire qui me derange. Cette liberte reduite par le mortgage, la responsabilite maternelle... Il a des jours ou ca me pese.

I know, I can't have my cake and eat it too.

mardi 6 novembre 2007

Head over heels


Je savais qu'il n'avait jamais vraiment quitte mon coeur ni ma petite tete mais il y a repris une presence presque insolente depuis quelques jours.
Il a suffit de quelques mots, les miens et surtout les siens, sur ce blog, pour que tout remonte a la surface, a fleur de peau.
Ma raison me meprise et me martele: c'est juste la nostalgie de tes 17 ans, arrete tout de suite et concentre toi sur ta vraie vie.

Si je n'habitais pas a 20 000 km, je serais tentee de sauter dans un train et de me confronter au reel. J'ai deja failli le faire il y a 2 ou 3 ans. J'aurais tant a y perdre pourtant, surtout maintenant. Mais mon petit coeur n'avait pas battu aussi fort depuis belle lurette, meme mon souffle s'emballe en y pensant et j'ai des papillons dans l'estomac.

Pour quelques mots. Mais les siens ont toujours eu cet effet magique sur moi.

mardi 9 octobre 2007

18-20



Je crois que c'est ancre dans l'humanite depuis la nuit des temps. Il faut choisir son camp...

Avant le match, j’etais persuadee de supporter totalement les All Blacks. C’etait comme une evidence rationnelle [ils sont les meilleurs et meritent de gagner] et emotionnelle [l’anticipation de cette joie, de cette fierte et de cette communion partagee par tout le pays].

Juste avant le match, ces sentiments se sont confirmes avec les hymnes nationaux et le haka dont j’ai deja parle ici.

Pendant le match, attables des 8h du matin au restaurant-bar de notre hotel a Queenstown parmi quelques Australiens de mauvais poil car deja elimines par les Anglais et quelques kiwis, je me suis sentie de nouveau schizophrene. A chaque essai des 2 equipes, j’avais envie de bondir, d’applaudir. Une jubilation veritable et sincere pour chaque equipe, quelque peu deroutante. Mais les 15 dernieres minutes m’ont fait savoir dans quel camp je me trouvais. J’etais aggripee a mon fauteuil [un oeil sur la tele et l’autre sur Little Poppet qui faisait le clown au milieu des telespectateurs pour tuer l’ennui], priant le dieu du rugby pour que les hommes en noir [ou devrais-je dire en gris clair] l’emportent a la derniere minute.

Depuis la defaite, je suis restee incredule, comme si ce n’etait qu’un mauvais reve. Tout le pays est en deuil. La bourse a baisse ce matin, les commentaires accusateurs fusent de partout, et je me fais toute petite au travail.

"DÉJÀ VU" titre le New Zealand Herald ce matin avec une front page completement noire. "C’EST IMMENSE"titrait l’Equipe hier...

mardi 2 octobre 2007

Citizenship


Comment la Nouvelle Zelande m’a t-elle changee?

- Mes convictions politico socio economiques sont passees de la gauche traditionnelle et idealiste a une gauche plus proche du centre et plus realiste.
- Je me suis mise aux medecines alternatives [notamment l’homeopathie tres reconnue ici] et je remets de plus en plus souvent en question certaines pratiques de la medicine occidentale.
- Je ne porte quasiment plus de maquillage et porte des tongs en plastique le weekend 6 mois sur 12.
- Ma vie culturelle en a pris un sacre coup.
- J’accepte mieux mes rondeurs car je fais partie de la categorie “plutot mince” ici (vs. bien trop grosse en France).
- J’attache beaucoup moins d’importance aux biens de consommations.
- Je passe beaucoup plus de temps dehors et j’aime ca.
- J’ai besoin de voir la mer au moins une fois par jour.
- J’apprecie dans toute leur richesse la culture, le patrimoine et la gastronomie de la France.
- J’ai une enorme frustration de voyage, comme une sorte de claustrophobie insulaire.
- Je suis plus tolerante avec les pratiques religieuses et croyances de chacun malgre mon atheisme indelebile.
- Je suis definitivement amoureuse de la langue anglaise et je devore avec un plaisir infini tous ces auteurs dont les subtilites de style ne sont plus impenetrables [je viens de finir Dalva de Jim Harrison, et ce roman est desormais dans mon top 20].

mercredi 19 septembre 2007

DOUBTS

Ce n'est pas etonnant qu'il ait decide de venir s'installer en Nouvelle Zelande. Il partage avec ses habitants de nombreux traits: sportif, laid back, ayant horreur des mondanites voire du monde tout court, genereux, intraverti (au sens n'ayant besoin de personne d'autre pour profiter du moment), peu cultive, pas intellectuel, pas excessivement sophistique.

Les bons jours, mon reve de jeune adolescente - qui pourrait se resumer ainsi: une belle maison, quelque part en France avec des veilles pierres et plein de lierre sur la facade, et des portes fenetres qui donnent sur le perron face a un jardin, non un parc rempli d'enfants (et de chiens, de chats, voire un cheval ou 2), d'amis venus a l'improviste, de discussions, de rires, de baisers et de musique - ce reve je me dis que je peux le contruire avec lui et que nous serons tres heureux jusqu'a la fin de nos vieux jours.

Les mauvais jours, nos differences se jettent a ma figure, surtout la nuit quand je suis allongee et que je reflechis a tete reposee d'une maniere plus realiste me semble-t-il, pas distraite par le tourbillon du quotidien.

Ces doutes je les ai deja eu avant mais ils ont ete exacerbes par la naissance de notre fils. Quelque part je veux que nos enfants me ressemblent, qu'ils aiment les livres, les debats philosophiques et politiques, qu'ils aient une soif jamais satisfaite de savoir... Ce qui me fait le plus mal, c'est que moi j'aimerais qu'ils partagent aussi ses gouts et ses valeurs comme le sport mais que Lui n'accorde aucune importance aux miens. Car il ne les comprend pas.

lundi 30 juillet 2007

Annual migration

C'est le mois d'aout, et comme tous les ans la saison de notre migration annuelle pour la France.

Cette annee, je ne me rejouis pas autant que d'habitude: le voyage de 40 heures porte a porte avec un enfant de 15 mois pour commencer, suivi de seances humiliantes sur la plage dans mon maillot taille 40-42 a cote de ma belle soeur, de ma belle-mere (sans oublier l'ex de DP) dans leur taille 36-38 et leurs 1m80, puis un sejour chez mes parents entre ma grand-mere (ou plutot l'ombre d'elle-meme depuis son accident) et ma mere dont la sante apres s'etre occupe de sa mere 24h/24, 7j/7 en a pris un coup.

Du bon cote, il y aura la toute premiere rencontre avec mon neveu de 11 mois, une escapade en solo pour 36h a Paris, pour retrouver mes amis (et me retrouver moi aussi), la joie de redecouvrir les fromageries, charcuteries, boulangeries et autres plaisirs de bouche et puis le soleil... s'il se decide a pointer le nez car je crois qu'il s'est fait plutot rare en cet ete de l'hemisphere nord jusqu'a present.

De retour le 27 aout pour les commentaires post vacances.
See ya!

mercredi 13 juin 2007

High expectations



Apres avoir ete inspiree par Christie, j’ai bookee a la derniere minute et avec la totalite de nos maigres ecomomies un sejour de 5 jours et demi a Noosa, sur la Sunshine Coast australienne.




Le contexte:
– Nous avions envie d’un peu de soleil et farniente et de quality time avec Little Poppet (LP), qui est dans une phase tres rigolote a tout juste 13 mois.
– Nous n’avions pas eu de vraies vacances (a part les retours annuels en France dans les 2 familles respectives) depuis plus de 5 ans.
– Nous avions de grosses decisions a prendre et pas le temps d’en discuter correctement le soir ou le weekend.
– Gross stress dans nos boulots respectifs ces dernieres semaines.
– Nous traversons une sorte de creux dans notre couple.


The bad:
– 4 jours de pluie continuelle type moussons.
– Dear Partner (DP) pendu au telephone pendant plusieurs heures, gerant une grosse crise professionnelle a distance
– De longues discussions assez tendues et toujours poussees par moi-meme comme un cheval mort
– Mes ranianias qui se pointent le premier jour des vacances avec une semaine d’avance… ouais, bad timing comme on dit.
– La mauvaise idée d’aller faire du bikini shopping pour une size 14 qui couvre bien les vergetures ventrales et autres bourrelets post partum.

The good:
- Une rencontre inopinee avec une quizaine de kangourous tres sympas (see photo below). Ils ont sauté a travers champs, leche les petits doigts de LP, le petit bebe a meme sorti la tete de la poche de sa mere au moment ou j’appuyais sur l’appareil photo. Merci les copains.
- Le 24h/24 tous les 3. Comme une vraie famille en vacances, pour la toute premiere fois. Avec les calins et les fous rires dans le lit parental au petit matin. Les siestes sur les canapés geants (berces par le bruit des pluies torrentielles). Les chateaux de sables (sous la pluie).
- Les decisions prises sur la date du retour en France et le second bebe, prises a l’arrachee mais prises d’un commun accord tout de meme.
- L’excruciating but so beneficial séance d’exercises tiree de “Les Couples Heureux Ont Leurs Secrets.
- Le Bistro C au bord de la plage, trendy meme sous le deluge et tres child friendly, avec un “skinny latte” a tomber par terre.
- LA journee de beau temps au milieu du sejour, passée a la plage de 7h du mat’ a 5 heures du soir avec des baignades dans une eau a 23 degres et du bronzing dans un air a 26…




So, what do you reckon? Pretty worth it? Ouaip, mais je ne peux pas m’empecher de me dire que ca aurait pu, aurait du, etre MIEUX.

Je crois qu'il faut que j’apprenne a gerer mes “high expectations”… comment on dit deja en francais?

mardi 12 juin 2007

Home is where the heart is

Samedi soir – test match All Blacks contre Quinze de France. Nous dinions pour l’occasion a PASTIS, le tout nouveau resto de notre ami Alex, attables devant un cassoulet et un ecran geant.
La vue etait un peu bouchee par une bonne cinquantaine de backpackers francais bien excites. Ils ont chante la Marseillaise a tue-tete puis siffle l’entree des joueurs en noir. J’ai eu malgre moi un sentiment d’irritation violent quand la Marseillaise et ses paroles sanguinaires ont remplies la salle, sentiment qui a fait place a une vraie emotion en ecoutant le God Defend New Zealand*, moi la petite frenchie athee.

Et puis comme a chaque fois, une petite larme a l’oeil pendant le haka (j’aime encore plus la nouvelle version).

En pensant a ces differentes emotions, et en faisant le parallele entre les mots de ceux 2 hymnes, censes representer quelque part les valeurs intrinseques d’une nation, je me demande si l'on a bien fait de decider de rentrer en France pour de bon au printemps 2009…


*God Defend New Zealand

Ihoā Atua,
O ngā iwi mātou rā
Āta whaka rongona;
Me aroha noa
Kia hua ko te pai;
Kia tau tō atawhai;
Manaakitia mai
Aotearoa

God of Nations at Thy feet,
In the bonds of love we meet,
Hear our voices, we entreat,
God defend our free land.
Guard Pacific's triple star
From the shafts of strife and war,
Make her praises heard afar,
God defend New Zealand.